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Lophopodidae ( French )

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Phylactolaemata

Lophopodidae est le nom d'une famille de bryozoaires, de la classe des Phylactolaemata (ou Phylactolémés dans la classification phylogénétique, ou autrefois dénommée Plumatellida) est – dans l'embranchement des Ectoproctes l'une des 3 classes de phylum des bryozoaires (Bryozoa ; les deux autres étant Stenolaemata et Gymnolaemata).

Cette famille a été décrite par Rogick en 1935 et compte à ce jour 3 genres et 8 espèces[1],[2], souvent discrètes et parfois rares. Des bryozoaires sont régulièrement décrits ou découverts dans des pays où ils n'étaient pas encore connus, y compris dans des régions du monde où la pression des inventaires naturalistes est considérée comme élevée. Certains, comme Lophopus crystallinus (Plumatellida, Lophopodidae) décrit par Pallas en 1768, bien que rares, commencent à être un peu mieux connus, au moins pour leur autécologie, au Royaume-Uni pour cet exemple[3]

Toutes les espèces de cette famille (et de la classe des Phylactolaemata) des vivent en eau douce, alors que la plupart des ectoproctes (bryozoaires) vivent en mer et souvent en zone tropicale.

Ce sont tous des animaux filtreurs et coloniaux qui se nourrissent en filtrant des microparticules en suspension (plancton, nano ou microdébris de matière organique) qu'elles trouvent dans l'eau. Elles captent ces particules au moyen d'une minuscule couronne extensible/rétractile de tentacules ciliés dit « lophophore ». Ils vivent en colonies (parfois géantes chez certaines espèces). Dans ces colonies, chaque individu est un clone du « membre fondateur ». La cohérence physique de certaines grandes colonie est assurée par une sorte d'exosquelette individuel sécrété par les zoïdes, mais à la différence des coraux, ce squelette n'est pas minéralisé ; il est constitué d'une substance (protéine) gélatineuse (et plus ou moins dure et colorées selon les espèces, le stade de croissance et l'environnement).

Répartition

Selon les données disponibles, les espèces de ''Phylactolaematae'' sont principalement réparties dans l'hémisphère sud. Et selon Lacourt, la distribution actuelle qui laisse supposer qu'elles datent au moins de l'époque où les continents étaient réunis[4].

Reproduction

Voir le chapitre reproduction de l'article consacré aux ''Phylactolaematae''

Histoire scientifique

Identification et taxonomie

Les clé de détermination (de même que les hypothèses sur l'évolution de ce groupe) sont basées sur la description des zoarium, mais ces derniers sont souvent peu distincts. Ce sont donc surtout les statoblastes qui servent à identifier les espèces, et à déterminer les relations évolutives d'une espèce à l'autre ou d'espèces fossiles à des espèces contemporaines[4]. Une nouvelle clé a été produite en 2005 pour les espèces européennes par TS. Wood & B. Okamura[5].

Phylogénie

Deux phylogénies controversées ont été proposées pour les phylactolaemates en ce qui concerne la relation de la famille des Lophopodidae à d'autres familles. Deux genres de plumatellidés (Gelatinella et Hyalinella) sont candidats comme type ancestral possible des lophopodidés. La coexistence de structures en épines sur les statoblastes de ces deux espèces peut suggérer que les lophopodidés sont étroitement liées à la famille des Cristatellidae. Une étude génétique (de l'ADN mitochondrial des gènes 12S et 16S ADNr de 10 espèces de phylactolaemate) suggère que les plumatellidés pourraient ne pas être un groupe ancestrale direct des lophopodidés, et que cristatellidés ne sont pas non plus un groupe sœur des lophopodidés[6]. Fredericella, qui était auparavant considéré comme un groupe ancestral en serait en fait dérivé. De plus, ces analyses suggèrent que Stephanella est en réalité le plus ancien des phylactolaemates connus[6]. L'application des caractéristiques morphologiques à l'arbre phylogénétique basée sur le séquençage génétique laisse penser qu'il y a eu une évolution convergente de caractères de statoblastes produits par des espèces différentes[7] (peut-être en lien à un même type de coévolution avec d'autres espèces, impliquées dans la zoochorie[6].

Cladogramme construit d'après le Catalogue of Life[2] :

Plumatellida Lophopodidae

Asajirella



Lophopodella



Lophopus




Cristatellidae



Fredericellidae



Plumatellidae



Stephanellidae



Notes et références

Références taxinomiques

  • Ruppert, E.E., Fox, R.S., and Barnes, R.D. (2004). "Lophoporata". Invertebrate Zoology (7 ed.). Brooks / Cole. p. 829–845. (ISBN 0-03-025982-7).
  • Doherty, P.J. (2001). "The Lophophorates". In Anderson, D.T. Invertebrate Zoology (2 ed.). Oxford University Press. p. 363–373. (ISBN 0-19-551368-1).
  • "ITIS Standard Report Page: Phylactolaemata"
  • Integrated Taxonomic Information System. Consulté 2009-08-12.

Notes et autres références

  1. Bock P.E & Gordon D.P (2013) Phylum Bryozoa Ehrenberg, 1831. In: Zhang Z-Q (Ed.) Animal Biodiversity : An Outline of Higher-level Classification and Survey of Taxonomic Richness (Addenda 2013). Zootaxa, 3703(1), 67-74.
  2. a et b Bisby F.A., Roskov Y.R., Orrell T.M., Nicolson D., Paglinawan L.E., Bailly N., Kirk P.M., Bourgoin T., Baillargeon G., Ouvrard D. (red.) (2011). ”Species 2000 & ITIS Catalogue of Life: 2011 Annual Checklist.” . Species 2000: Reading, UK. Läst 24 september 2012
  3. Hill, S., & Okamura, B. A review of the ecology of Lophopus crystallinus (Plumatellida, Lophopodidae), a rare species within the UK. na. (PDF, 9 pages)
  4. a et b Lacourt A.W (1968) A monograph of the freshwater Bryozoa-Phylactolaemata ; EJ Brill.
  5. Wood TS & Okamura B (2005) A New Key to the Freshwater Bryozoans of Britain, Ireland and Continental Europe
  6. a b et c Makiko Okuyama, Hiroshi Wada & Teruhisa Ishii (2006) Phylogenetic relationships of freshwater bryozoans (Ectoprocta, Phylactolaemata) inferred from mitochondrial ribosomal DNA sequences ; Zoologica Scripta Volume 35, Issue 3, pages 243–249, mai 2006 ; DOI:10.1111/j.1463-6409.2006.00227.x (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1463-6409.2006.00227.x/abstract?deniedAccessCustomisedMessage=&userIsAuthenticated=false résumé])
  7. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1463-6409.2006.00227.x/abstract?deniedAccessCustomisedMessage=&userIsAuthenticated=false

Voir aussi

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Phylactolaemata

Lophopodidae est le nom d'une famille de bryozoaires, de la classe des Phylactolaemata (ou Phylactolémés dans la classification phylogénétique, ou autrefois dénommée Plumatellida) est – dans l'embranchement des Ectoproctes l'une des 3 classes de phylum des bryozoaires (Bryozoa ; les deux autres étant Stenolaemata et Gymnolaemata).

Cette famille a été décrite par Rogick en 1935 et compte à ce jour 3 genres et 8 espèces,, souvent discrètes et parfois rares. Des bryozoaires sont régulièrement décrits ou découverts dans des pays où ils n'étaient pas encore connus, y compris dans des régions du monde où la pression des inventaires naturalistes est considérée comme élevée. Certains, comme Lophopus crystallinus (Plumatellida, Lophopodidae) décrit par Pallas en 1768, bien que rares, commencent à être un peu mieux connus, au moins pour leur autécologie, au Royaume-Uni pour cet exemple

Toutes les espèces de cette famille (et de la classe des Phylactolaemata) des vivent en eau douce, alors que la plupart des ectoproctes (bryozoaires) vivent en mer et souvent en zone tropicale.

Ce sont tous des animaux filtreurs et coloniaux qui se nourrissent en filtrant des microparticules en suspension (plancton, nano ou microdébris de matière organique) qu'elles trouvent dans l'eau. Elles captent ces particules au moyen d'une minuscule couronne extensible/rétractile de tentacules ciliés dit « lophophore ». Ils vivent en colonies (parfois géantes chez certaines espèces). Dans ces colonies, chaque individu est un clone du « membre fondateur ». La cohérence physique de certaines grandes colonie est assurée par une sorte d'exosquelette individuel sécrété par les zoïdes, mais à la différence des coraux, ce squelette n'est pas minéralisé ; il est constitué d'une substance (protéine) gélatineuse (et plus ou moins dure et colorées selon les espèces, le stade de croissance et l'environnement).

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